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Le site www.nepalsherpasig.com change de nom, il s’appelle désormais www.nepalsherpasig.fr .Il change aussi de vêtements, terminé le laisser aller, l’à peu près, la présentation anarchique. Il est maintenant habillé par le célèbre couturier des sites: Jean-Pierre Greffeuille. Vous ne connaissez pas Jean-Pierre ? Et bien apprenez que c’est un grand trekkeur devant l’éternel, un aficionado du Népal, un spécialiste, un véritable spécialiste de ce pays et non un spécialiste du Népal Gnian Gnian, de Thamel et des régions à touristes. Apprenez aussi que Jean-Pierre est le plus agréable des compagnons et que c’est mon ami. Katmandu le 21/12/2009. Sherpasig.
MOI-JE,l’auteur de ce texte qui a pour titre NEPALSHERPASIG.
Les présents textes traitent principalement du Népal, de l’alpinisme, de l’himalayisme
Henri Sigayret (avril 1934). Mon père et ma mère étaient instituteurs. Ma mère était catalane, mon père était languedocien. Le patronyme Sigayret pourrait venir de segaïre, « qui scie » ou « qui fauche ». Les registres de l’état civil et de l’église de Latour de France, village des Corbières où est né mon père, indiquent pour les Sigayret la profession de brassier « personne qui travaille avec ses bras ». Ouvrier agricole donc. Je suis d’autant plus fier de cette origine modeste que ma femme Dawa Yangzi était, au moment où je l’ai connue, ouvrière agricole et bûcheronne.

Photo J-P Greffeuille
Dans ma jeunesse, mes compagnons grenoblois me nomment le Yéti, plus tard ils utiliseront l’apocope Sig. Plus tard encore, lorsque je serai marié avec une Sherpani, cet apocope sera remplacé par le surnom SherpaSig (Sherpasig).
Sherpasig, désigne aujourd’hui ma famille composée de :
- ma femme Dawa Yangzi Sigayret, née Sherpa (env. 1967),
- mon fils Sonam Sigayret-Sherpa (juillet 1994),
- cinq nièces et neveux que nous élevons dans notre maison de Golfutar; banlieue nord de Kathmandu.
2008, la ville de Grenoble (Michel Destot, maire), sa Maison de la Montagne (directeur Yves Exbrayat), et la célèbre agence de voyages Allibert demandent à Christophe Raylat de réaliser un film sur la Sherpasig. Une plaquette de présentation est réalisée. Je la cite.
HIMALAYA ET EXPEDITION.
SHERPASIG (Christophe Raylat, France 2008, 52′)
Avant la séance : rencontre littéraire organisée à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand’place avec Henri Sigayret auteur prolixe de nombreux ouvrages sur le monde sherpa dans lequel il vit depuis plus de 15 ans.
Pendant des années, Henri Sigayret a été pour le milieu montagnard, »Sig », alpiniste chevronné réussissant la deuxième ascension française de l’Annapurna (1979) et enchaînant 14 expéditions dont une majorité en Himalaya. Sig était également chasseur de chamois, forte tête et grand cœur.
A l’âge de la retraite, il rencontre une jeune Sherpani porteuse Danzy (Dawa Yangzi) et devient Sherpasig. Depuis il vit au Népal et aide sa famille sherpa tout en participant activement à la vie montagnarde népalaise, notamment dans la formation des guides.
Loin des images d’Epinal trop souvent brandies, Sigayret nous guide vers un Népal authentique sans complaisance ni exotisme. Tourné en avril 2008 lors des élections qui devaient voir la fin de la monarchie, ce film est également un voyage dans le monde sherpa.
Voici quelques commentaires sur les qualificatifs qui me sont attribués dans cette plaquette.
AUTEUR PROLIXE. De fait j’ai beaucoup écrit et j’écris encore beaucoup. Je signale toutefois que si mes textes ne m’ont donné aucun soupçon de notoriété ils m’ont par contre apporté de nombreuses inimitiés.
ALPINISTE CHEVRONNE. J’apprécie le mot chevronné qui sous-entend une qualification obtenue à l’ancienneté plutôt qu’une notoriété acquise grâce à des talents exceptionnels. Je ne suis pas un alpiniste de haut niveau, je n’ai jamais été un Grand alpiniste, je n’ai été qu’un alpiniste assidu, un bon alpiniste.
CHASSEUR DE CHAMOIS. Pour beaucoup de personnes, une tache sur mon portrait. Je ne renie pourtant pas mon passé de chasseur de chamois solitaire au pied ou au flanc des pics Gaspard, Pavé, Pichettes, Roche d’Alvau, Roche Faurio, Grande ruine… La chasse au chamois m’a donné le « pied montagnard », la résistance, l’endurance, elle m’a appris à connaître et à aimer une bête prodigieuse. Je dois à la chasse au chamois des centaines d’heures d’intense bonheur.
FORTE TETE. J’apprécie ces mots qui témoignent:
- de mon anticonformisme, de mon refus d’être un de ces moutons de Panurge bêlant des discours à la mode,
- de ma volonté de m’opposer aux niaiseries, aux stupidités, colportées par la foule des gens de clubs, des médias, de trop nombreux spécialistes :
- célébrant la gloire de héros gravissant un (ou les 14 !) sommet de plus de 8000 mètres par une voie facile,
- affirmant que les murs d’escalade sont de petites montagnes domaine de liberté, alors qu’elles ne sont que des objets manufacturés,
- priant les dieux d’un bouddhisme d’opérette baptisé philosophie,
- s’extasiant sur le Népal touristique, le Népal gnian gnian, le Népal cucul et oubliant ce qu’est le vrai Népal, le véritable Népalais et ses problèmes.
GRAND COEUR. Ces mots sont là pour témoigner des actions humanitaires que nous menons avec Danzi, et mes écrits qui n’ont qu’un but, celui de la lutte conte la misère du Tiers monde placée au-dessus de tous les problèmes de la planète.
Il n’est pas facile d’aller seul sur les chemins de la contestation, d’accepter d’être en butte aux critiques de la meute des moutons de Panurge suivant des chefs de file, acceptant benoîtement les discours de trop nombreux médias, qui vont répétant les mots hypocrites des businessmen du tourisme, rabâchant les complaintes à la mode et qui oublient que Le grand problème est la misère des hommes du Tiers monde.


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